fondée le 8 mars 1999

       Volume 2, # 3

Mai - Juin 2001

administration            &  finances

Mondialisation ou ruée des grands capitaux

droit

Autour des débats économiques

médecine

La Filariose de Brancoft

jeunesses & sociétés

La Secrétairerie d'Etat et la journée internationale de la jeunesse

réflexions

Les jeunes et leur avenir

sport

23 mai 2001 : Une journée mémorable marquée par l’ascension de Kay Leconte (l’I.H.S.T.) au sommet du sport universitaire.

Trophée 2000: De jeunes universitaires écrivent sur le sport

informations

Le Palmarès du Tournoi interuniversitaire de football

 

 

 

droit

Autour des débats économiques

(suite et fin)

retour

Hier, nous avons été un gaspillage colonial ; aujourd’hui, nous constitutons une misérable faillite, à tous les points de vue.

Non seulement plus de 90 % des produits des supers-marchés sont importés, mais l’énergie qui alimente des centres est aussi importée, et ceci dans les mêmes proportions. La génératrice n’est plus un groupe de secours, mais l’unité principale de fonctionnement. Du côté des marchés traditionnels (ou populaires), en observant bien les trétaux des marchandes, les produits agricoles haïtiens sont en train de disparaître ; peut-être lentement, mais disparaissent quand même !

Côté purement juridique, les grands mots tant prisés chez nous, selon la conjoncture, comme ingérence, souveraineté ont déjà pratiquement éclaté depuis quelques années. Dans moins de dix ans, nul ne sait ce que l’on va faire avec nos Codes rachitiques et complètement dépassés. Plusieurs de nos cabinets de pirates, dits ‘cabinets d’avocats’, devront sous peu se mettre au pas des procédures régionales et mondiales. S’ils avaient du caractère, ils auraient dû déjà se recycler, pour le mieux,  ou tout simplement déclarer incompétence et/ou faillite morale et intellectuelle. D’ailleurs, le coup de grâce du crochu Droit haïtien viendra…

Même si nous vivons dans un pays ou « la mémoire est oubliée » (A. Mangonès), le passé est riche en exemples qu’on aurait intérêt à étudier par rapport aux réalités économiques mondiales actuelles :

·        L’ordonnance de Charles X (ou dette de l’Indépendance, sous Boyer en 1825) ;

·        La question de la Navase (sous  Faustin Soulouque) ;

·        L’incident Rubalcava (sous Geffrard) ;

·        Les réclamations étrangères, suite à l’Insurrection  Libérale (sous Salomon) ;

·        L’affaire Luders (Gouvernement de Tiresias A. S. Sam) ;

·        La Crête-à-Pierrot et l’Amiral Killick (septembre 1902) ;

   

La lettre F ne signifie pas toujours fini… S’agissant d’un article de réflexion, sans prétentions historiques, nous préférons ne pas prolonger la liste, car elle pourrait devenir trop longue…

Puisque les tendances de l’économie mondiale actuelle risquent d’avoir un effet de bombe atomique sur un pays comme Haïti, considérant que nous ne disposons d’aucun projet de sécurité nationale (et nous ne parlons pas seulement de sécurité publique, mais aussi de sécurité financière, économique, sociale…), ne faudrait-il pas se questionner un peu plus sur la fragilité de notre situation ? Les accords et les traités sont une chose, mais la réalité des affaires haïtiennes est une autre ! D’autre part, avons-nous penser au cadre juridique qu’il faudra mettre en place autour, non seulement de ces accords, mais aussi de leurs incidences sur le contribuable.

Même si nous voudrions ramener l’économie à un phénomène purement bancaire,  de graves surprises nous attendent, car rappelons-nous que nous sommes dans un pays ou « seuls les dépôts sont démocratiques », comme eut à le dire une haute personnalité du système bancaire nationale.

Bref, les débats doivent être, messieurs et dames, multipliés de façon intense et nationale (tous les départements géographiques et pas seulement la capitale mondiale d’Haïti : Port-au-Prince !) ; et ceci en tuant le m’as-tu-vu volontaire de la plupart des intervenants. Etre élégant en communicant, sans prétention de tout savoir, dans ce monde où le savoir n’est plus l’affaire d’une minorité, est essentielle, et surtout en pensant, au simple citoyen premier victime ou premier vainqueur du nouveau système, selon le savoir-faire des leaders (intellectuels, du secteur public et privé). 

 

Gilbert Mervilus,

Les Universitaires d’Haïti

 

 

Les Universitaires d’Haïti

B.P. 15474, Pétionville, HAITI (WI)

universitaires_haiti@yahoo.fr

http://www.chez.com/univerhaiti

———————–

Rédacteur en Chef ,

Thierry Hyppolite, thier17@hotmail.com

Responsable du Comité de Rédaction,                          Joseph Durandis, J_Durandis@hotmail.com

Secrétaire de Rédaction, Emmanuelle Grahamm, manhu28@hotmail.com

Responsable de publication, Frantz-Eddy Joachim, impactprod18@yahoo.com

—————————–

Rédacteurs :

Gilbert Mervilus, Johanne Préval, Wendy Sévère, Romel Crèvecoeur, Jean-Bernard Etienne, Thierry Hyppolite, Joseph Durandis

Caricatures:

Carl-Antonio Point-du-Jour,  Stanley Figaro

———————————–

La revue Les Universitaires d’Haïti est publié par le

Club Des Universitaires d’Haïti

(C.D.U.H.)

Coordonateur :                             Thierry Hyppolite                Secrétaire Général :           Emmanuelle Grahamm                   Secrétaire Exécutif :                     Vimir Jean-Charles                  Conseiller :                                  Gilbert Mervilus

            

Dépôt Légal 99-03-090                    

Bibliothèque Nationale d'Haïti